Les pionniers de La Courrouze
Arrivés les premiers sur ce quartier en construction, au coeur de l'hiver, les premiers habitants aiment déjà leur quartier... Reportage de Monique Guéguen et Guillaume Prié.
Anne et Christophe Helye, et leurs deux enfants, Maël et Lena :
« Ici, c’est ma chambre et l’autre, c’est celle de Léna ». Maël, 5 ans, est tout heureux de faire visiter sa maison. Ses parents, Anne et Christophe Hélye, en location à Rennes depuis 2007, ont emménagé dans cette maison duplex de 100 m2, à côté de l’immeuble BH4. « Nous cherchions un programme neuf », précisent-ils. Ils ont connu La Courrouze par hasard… « Ici, nous avons une sensation d’espace, avec un petit jardin devant, un patio intérieur sans vis-à-vis et une terrasse qui prolonge l’une des chambres de l’étage. » L’avant de la maison donne sur le jardin intérieur de la résidence, « qui sera fermé lorsque les travaux seront terminés ». À l’arrière, le futur espace de loisirs commence à se deviner, « un espace qui sera au pied de la maison. ». Donc, pas de route, pas de voiture, pas de bruit de circulation… « C’est très calme, et pour les enfants, cela va vraiment être très bien. »
Servane et Yann de Chanterac, et Louka, 3 ans et demi :
« Nous voulions rester dans le même quartier, notamment pour que notre fils Louka retrouve à l’école ses copains de crèche », expliquent Servane et Yann de Chanterac, qui habitaient auparavant rue Noël Blayau, à moins d’un kilomètre de là. Le couple, qui attend un second enfant, a investi dans un duplex au 6e. La Courrouze offre à ces adeptes de la vie urbaine « les avantages de la campagne tout en étant à 15 minutes du centre ville pour la culture, les loisirs… À part les grosses courses, on fait tout à pied ou à vélo. » Ils font partie des premiers à être entrés dans leur appartement, le 28 décembre 2009. « C’était surréaliste, cette atmosphère de chantier qui régnait alors », sourit Yann. Tous les pionniers du BH4, qui ont du faire face aux mêmes difficultés, « se sont serrés les coudes, dans une bonne ambiance ! » Cela a peut-être favorisé les rapprochements. « Nous avons mis bien moins de temps à rencontrer et connaître du monde que dans le quartier où nous habitions avant ! » Yann de Chanterac va plus loin. « Il y a une identité collective qui est en train de se créer. »
Aurélien Le Gléour :
« Nous cherchions en neuf, un appartement, compte tenu de notre budget », confie Aurélien Le Gléour, de Rennes. Lui et son amie Clotilde ont comparé plusieurs programmes avant de retenir La Courrouze. « C’est le projet dans son ensemble qui nous a séduit, avec la diversité des activités, l’arrivée du métro, même si c’est dans quelques années…, tout un quartier, en fait. » Le jeune couple a pu réaliser cette première acquisition grâce aux règles de l’accession aidée, l’un étant étudiant et l’autre jeune salarié lors de l’année de référence. « Cela fait un prix au m2 intéressant, et nous a permis de dégager le budget nécessaire pour l’aménagement. » Arrivés le 28 décembre, ils ont eu de nombreux échanges avec les premiers habitants. « Il y a une grande solidarité entre nous », assure Aurélien, qui est aussi membre du conseil syndical. « Nous sommes les premiers attachés à la terre de la Courrouze, un quartier dont nous verrons le développement. » Même si, bien sur, il va falloir faire preuve de patience.
Alan Gaskell :
« Le soir, nous contemplons de beaux couchers de soleil », sourit ce propriétaire d’un 50 m2, orienté sud-ouest, au 7e étage du BH4. Quant à la terrasse plein sud attenante, c’est désormais un mini-potager où les jeunes pousses de tomates, poivrons et aubergines s’épanouissent avec bonheur, sous l’œil attentif d’Élodie. Ce soir, derrière le bar, Alan s’active aux fourneaux pour ses invités, « nos voisins de palier, des jeunes aussi. » Auparavant, Alan vivait chez parents. Ce premier achat a été facilité par les économies ainsi réalisées. « Pas de loyer, ça aide ! » C’est le hasard, « une pub sur une voiture », qui a conduit celui qui était alors célibataire à s’installer à La Courrouze. « J’ai été séduit par la présence d’un bois, le côté maîtrise de l’énergie, avec l’isolation par l’extérieur, les panneaux solaires… » Acheter en neuf n’est pas sans inconvénient et depuis l’entrée dans l’appartement, il a fallu être attentif à de nombreux points, ce qui n’empêche Élodie et Alan d’apprécier leur cadre de vie. Pour mieux appréhender le quartier de demain, ils ont testé la réalité augmentée. « Ce sera vraiment sympa, avec beaucoup de verdure. »