Des logements économes en énergieLa maîtrise énergétique étant la clef de voute du projet Courrouze, les logements se verront attribuer une « Etiquette énergie », permettant de visualiser leur consommation d’énergies et leur production de gaz à effet de serre.
Pour toute vente ou mise en location, les bailleurs et les promoteurs devront être en mesure de fournir cette étiquette énergie réalisée à partir d’une simulation, sur la base de calculs règlementaires).
Compte tenu des objectifs de performances fixés à La Courrouze, les logements devraient en majorité être classés B voire A en consommation énergétique annuelle ainsi qu’en émission de CO2.
Exemple d'étiquette énergie qui devra être établie pour chaque bâtiment. Elle permet de visualiser la consommation d'énergie et de Gaz à effet de serre. En respectant les normes actuelles, les bâtiments obtiennent au mieux le niveau C pour l'énergie et E pour les gaz à effet de serre.
A La Courrouze, les bâtiments ne pourront être classés qu'A, B ou C pour l'énergie.
Dès leur conception, tous les logements devront respecter trois principes de base :
- La
consommation énergétique devra être d’au moins
20% inférieure à la réglementation en vigueur (normes de la règlementation thermique RT 2005). Les logements devront donc être plus performants thermiquement. Charge aux promoteurs de choisir une ou plusieurs solutions techniques pour remplir ces exigences : isolation par l’extérieur qui supprime les ponts thermiques, ventilation à double flux qui réduit les consommations d’énergie dues au renouvellement d’air dans les logements, double vitrage à isolation thermique renforcée (suppression des phénomènes de parois froides),
pompes à chaleur à très haute performance énergétique, etc
- Chaque programme devra intégrer un
système de chauffage à eau-chaude, réversible, c’est à dire un système de chauffage capable de recevoir différentes sources d’énergie (pétrole, gaz, solaire, pile à combustible…), afin de garantir son évolutivité dans le temps.
- Les
besoins en eau chaude sanitaire devront être
couverts à 40% au moins par des énergies renouvelables (panneaux solaires thermiques…).
Par ailleurs, dès leur conception, l’implantation des bâtiments a intégré l’orientation, optimisant l’exposition au soleil et aux vents dominants, les ombres portées et l’inertie des murs.
La l
umière naturelle est elle aussi
privilégiée dans les parties communes comme les halls, les cages d’escaliers ou encore les parkings, limitant d’autant le recours à l’éclairage électrique.
Des
toitures végétalisées capables de retenir partiellement les eaux de pluie, pourront également permettre un rafraîchissement naturel du bâtiment grâce à l’inertie thermique qu’apporte généralement ce type de solution par ailleurs très appréciable au plan visuel pour les logements possédant une vue en direction de ces toitures.